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Jeux du hasard : Des machines truquées

Des machines à jeux (Amusing machine) sont détournées en machines à sous (Gambling machine) par des opérateurs sans scrupule, et cela au vu et au su des autorités, qui ne font que promettre des sanctions.
Alors que le gouvernement déclare vouloir combattre la «nasion zougader», des opérateurs enfreignent les règlements de la Gambling Regulatory Authority (GRA). Ils se servent de machines à jeux (Amusing Machine) pour opérer des machines à sous (Gambling Machine) et ainsi attirer des jeunes joueurs, souvent des étudiants.
La différence entre ces deux activités est qu’avec les machines à jeux, les prix, dont la valeur ne devrait pas dépasser Rs 500, sont non monétaires. Elles sont destinées principalement à des jeunes et des familles, proposant des jeux comme des fighting and shooting games. Alors que pour les machines à sous, un joueur peut toucher de l’argent. Et, dans certains cas, de grosses sommes. Ces opérateurs proposent même des jeux tels les courses de chevaux et la roulette, ce qui est prohibé par la GRA Act.
Pour leur permis d’opération, ils ne paient que Rs 5 000 par mois comme gaming tax dans le cas des machines à jeux. Tandis que pour l’autre catégorie, ils doivent s’acquitter d’une somme de Rs 5 000 par machine.
Près de 320 machines à jeux auraient ainsi été détournées sans qu’aucune action n’ait été initiée contre les opérateurs concernés. Il faut savoir qu’en réponse à une question parlementaire, le Premier ministre avait déposé au Parlement une liste de 16 opérateurs qui ont fait une demande de licence pour 320 machines. Une liste qui comprend plusieurs proches du pouvoir. Les taxes qui auraient dû être facturées avec l’entrée en opération de ces 320 nouvelles machines sont estimées à quelque Rs 1,6 million, si elles avaient été déclarées comme machines à sous.
Ce manège, qui permet aux opérateurs d’engranger de fortes sommes, dure, selon la GRA, depuis des mois, voire des années. Des operateurs, bénéficiant d’une protection occulte, n’hésitent pas à contourner la loi. Selon un quotidien en ligne, la GRA a concédé que l’autorité régulatrice est au courant de cette ruse et de cas d’irrégularités. On y affirme que des licences seront révoquées.
L’on comprend mieux l’intérêt que porte la députée Boygah pour les machines à sous.
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Lottotech nous prend pour des imbéciles
Lottotech a organisé, à l’intention de ses employés, une formation d’«appropriate response training» en collaboration avec une psychologue clinicienne. Selon le grand manitou du monde des zougaderes, « ces employés ont un contact direct avec le public et de ce fait, il est important qu’ils sachent guider les joueurs à se fixer des limites et prendre des décisions éclairées.»
C’est la raison pour laquelle Lottotech a organisé une formation qui s’est étendue sur trois jours. Outre à détecter les joueurs à risques et à reconnaître les signes d’addictions, la formatrice a expliqué comment dissiper les idées reçues autour du jeu et comment engager une communication avec un joueur en difficulté et le guider vers une prise en charge appropriée.
Lottotech a ainsi atteint le comble de l’hypocrisie. Alors qu’elle continue de contourner la loi interdisant la publicité sur les jeux par le biais de communiqués déguisés, elle veut nous faire croire qu’elle veut empêcher l’addiction.

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