Cachemire : l’autre Gaza.
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Cachemire : l’autre Gaza.

Dans le cadre de la Journée de solidarité envers le Cachemire, observée le 5 février,  il convient de mieux comprendre la situation dans ce pays en vue d’une prise de position efficace. 

Cela fait déjà six ans que les Musulmans de Cachemire vivent un blocus, Six ans qu’ils vivent dans la peur. Six ans qu’ils sont persécutés, traumatisés, avec la présence de plus de 600 000 soldats, faisant de cette province la région la plus militarisée au monde. 

L’abrogation, en 2019, par le gouvernement indien,  de l’Article 370 reconnaissant au Cachemire son autonomie, a permis au gouvernement indien de mettre en application son plan génocidaire. Les Cachemiris subissent,  depuis six ans, de nombreuses persécutions. Des arrestations arbitraires de femmes et d’enfant, dont l’un âgé de huit ans, la détention administrative sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux, comme en Israël, la torture dans les prisons, tous les ingrédients de la machinerie répressive sioniste y sont.    

Ayant vécu, 70 ans durant, sous la crainte d’un changement démographique par le gouvernement indien, les Musulmans du Cachemire vivent désormais le cauchemar. Privés du droit de décider de leur sort, ils sont privés de nombreux privilèges que leur procurait l’autonomie. Ils subissent aussi la discrimination au niveau de l’emploi dans le secteur public et de postes de responsabilité.  

Il faut reconnaitre, enfin, que le mouvement qui est capable d’éliminer le génocide, proviendra de la résistance populaire à toute forme de discrimination, de déshumanisation, de discours de haine, de la dénonciation de partis politiques prêchant la haine, le racisme ou la xénophobie. Et pour cela. Le cachemire  a besoin du soutien de l’Ummah.  

En 1947, l’Inde, alors colonie britannique,  démarrait son mouvement vers l’indépendance. En juillet 1947, l’Angleterre capitulait en acceptant la partition de l’Inde et la création du Pakistan. Dans le sillage de cette partition, contrairement aux Maharajahs de l’Inde, les Nawabs du Cachemire refusèrent de choisir entre l’Inde et le Pakistan. Les anglais décidaient de diviser le Cachemire en trois: une région appelée Azad Cachemire, une Cachemire semi-autonome rattachée au Pakistan et l’autre, rattachée à l’Inde, appelée Jammu et Cachemire, une situation explosive. 

Le 21 avril 1948, le Conseil de sécurité des Nations Unies votait la Résolution 47 qui permettait aux Cachemiris de décider de leur choix de s’associer à l’Inde ou au Pakistan par plébiscite populaire. Comme de nombreuses résolutions des Nations Unies, celles-ci ne furent jamais respectées.  

entre Israël, l’Inde, le Myanmar est le fait que ces pays ont des relations étroites entre eux. Il est un fait, d’une part que l’Inde est un acheteur important d’armes auprès d’Israël, tout comme le Myanmar. La presse internationale fait rarement état des profits énormes que font les fabricants d’armes sur le nettoyage ethnique. 

Le constat irréfutable demeure: les auteurs de génocide sont tous des criminels de guerre. Tout comme les sionistes, ils sont motivés par un racisme outrancier, un extrémisme de droite, athée. 

Les étapes du génocide, qui se succèdent après la classification en deux groupes, sont plus radicales; elles vont de la discrimination et la déshumanisation comme l’apartheid pratiqué par Israël et l’organisation de groupes de haine comme en Inde. Viennent ensuite, ou simultanément la polarisation, ciblant les modérés, la planification de l’élimination physique, la persécution, le tout suivi de l’extermination sur la base de religion, de race ou d’ethnie.