Le Gouvernent Mauricien a condamné, sans réserve, la reprise du génocide, sans mentionner le mot, à Gaza. Une prise de position appréciable, bien que le précédent régime n’ait pas démérité, ayant voté en faveur de la Palestine à l’Assemblée générale des Nations Unies à maintes reprises.
Ce qui froisse, cependant, c’est que la position du gouvernement mauricien semble avoir été dictée ou aurait été influencée par les négociations autour de la décolonisation des Chagos et, en particulier, des compensations à être reçues des USA, par l’entremise de la Grande Bretagne.
La question du Chagos et le génocide à Gaza ne sont aucunement liés, l’ampleur et les atrocités du génocide devant retenir toute l’attention de nos décideurs. Il est déplorable qu’il existe cette perception que la prise de position sur le génocide ait été diluée par des considérations pécuniaires, de peur de froisser les susceptibilités du psychopathe du Bureau Ovale.
Il est déplorable que le Premier ministre adjoint, Paul Bérenger, qui s’était fait le champion de la cause Palestinienne dans le passé, et qui n’avait pas manqué de souligner le calvaire de Marwaan Barghouti dans les geôles israéliennes lors de la récente campagne électorale, ait pu avaliser cette position qui frise le marchandage pécuniaire.
Membre de l’Union Africaine, Maurice devait emboiter le pas au bloc africain et décider une fois pour toutes de rompre toutes relations diplomatiques et commerciales avec Israël. C’est à cette condition que Maurice se fera respecter sur le plan international. Maurice devra aller plus loin en se joignant aux accusations de génocide portées par l’Afrique du Sud devant la Cour internationale de justice.
Abu Fawaz