Pourquoi utiliser un bazooka pour cibler une fourmi ? Pour quel intérêt veut-on contrôler le waqf? Quelle est la puissance étrangère derrière ces mesures contraignantes sur le waqf? Autant de questions qui demeurent sans réponses malgré les assurances des ministres et autres députés musulmans.
Alors qu’un document du ministère des Services financiers et de la planification économique, publié en février 2026, affirme qu’il n’existe quasiment aucun risque que nos waqfs soient utilisés pour le blanchiment d’argent ou le financement du terrorisme, le gouvernement décide de cibler le waqf en annexe du Budget. Cette affirmation rend caduc l’argument selon lequel les mesures visant la transparence ou la bonne gouvernance, autrement dit le contrôle des biens par le Waqf Board interposé, répondraient aux exigences de GAFI/FATF pour éviter que Maurice ne se retrouve sur la liste grise.
Le gouvernement veut-il nous faire croire que les Waqfs contribueraient au financement du terrorisme. Y a-t-il eu un seul cas où un Mutawalli aurait été poursuivi pour blanchiment d’argent? Pourquoi criminaliser les Mutawallis ? Le rapport du ministère des Services financiers affirme: « Overall, the assessment is that the risk of abuse by NPOs in Mauritius is Low.”
Alors pourquoi ce branle-bas de combat? Il s’agit tout simplement de mesures excessives pour contrôler un secteur, non-productif, stagnant et paralysé.
Mener des réunions maquillées sous le masque de la consultation pour détourner l’attention de l’intention voilée des sionistes de contrôler les biens des Musulmans est une complicité avec les sionistes.
De plus, restreindre l’utilisation du terme waqf, qui relève d’un secteur important de l’économie islamique et qui est régi par la Shari’ah, au contrôle du Waqf Board est une atteinte à la liberté des Musulmans d’initier des actions pour le bénéfice de la communauté. Le waqf appartient à l’Ummah et le demeurera perpétuellement.
Mosadeq Sahebdin.
