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Telegram : l’exploitation ne choque plus

Peut-on attendre d’un système dont le fondement est l’exploitation du pauvre par le riche, du faible par celui qui est fort, bref l’exploitation de l’homme par l’homme qu’il soit juste et équitable, qu’il soit source de stabilité et d’équilibre? Le scandale des photos de femmes et d’enfants dénudés sur le réseau social Telegram, est-il arrivé par inadvertance ?

Tout s’achète, tout se vend, ces propos du sociologue Ibrahim Koodruth, commentant ce scandale, résument parfaitement l’environnement psycho- social dans lequel nous vivons.

L’indécence et l’immoralité ne nous choquent plus. Force est de constater  que nous avons atteint le point de non-retour  en ce qui concerne ce qui est acceptable, ou pas à la société.

Comportement irresponsable,  porn revenge ou pedopornographie, les qualificatifs n’ont pas manqué. La révélation au grand jour d’un réseau pornographique, voire pédopornographique dans certains cas, où des femmes, parfois très jeunes, et parfois même des enfants, ont vu leurs photos dénudées publiées et vendues en ligne aurait dû lancer une onde de choc. Or, le constat est accablant : certaines jeunes femmes, souhaitant se faire un peu d’argent facile, n’hésitent à vendre leurs photos en des situations compromettantes ; des hommes avides de vengeance, voire d’esprits pervers, qu’il s’agisse ou non de personnes haut placées s’adonnent a des pratiques frisant el chantage, il y a même des esprits tordus qui s’en prennent à des enfants !

On parle ici de plus de 4 000 hommes à se rassembler pour créer un tel réseau d’échanges d’images et de vidéos à caractère pornographiques, voire pédopornographiques. Le plus intriguant, et qui devait provoquer, le cas de membre de la force policière chargé de surveiller les mouvements sur les réseaux, mais qui serait lui-même impliqué dans un acte d’humiliation d’une femme. La population attend encore du Commissaire de Police qu’il sanctionne ce présumé pervers.

Mais Telegram n’est que le sommet de l’iceberg. Cette affaire a permis de découvrir que des groupes du même genre existent actuellement sur d’autres réseaux sociaux, WhatsApp et Facebook notamment. Car des groupes de partage de photos et vidéos de femmes sans leur consentement ne datent pas d’hier…

De tels comportements devaient nous interpeler. Quelle est la part de responsabilité des décideurs politiques ? Ne parlons de moralité chez ceux-ci, ils sont autant responsables de la banalisation de l’adultère et de l’immoralité. Ce qui est certain c’est que l’avidité et l’appât  sont directement liés au système capitaliste où l’exploitation de l’homme par l’homme ne choque pas.

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