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Bassem Tamimi: Le cri du cœur d’un père

Bassem Tamimi, le père de l’adolescente incarcérée dans une prison israélienne sous douze charges, a fait appel aux milliers de membres du réseau Avaaz, dont il fait partie, pour demander la libération de sa fille.
Voici son récit.
Aujourd’hui, (le 1er février), ma fille fêtera son 17ème anniversaire derrière les barreaux! Je ne peux pas être à ses côtés, mais je peux lui montrer combien de personnes partout dans le monde demandent sa libération et celle de tous les enfants prisonniers. Partagez tout autour de vous — atteignons 2 millions de signatures —

Ma fille de 16 ans a été tirée du lit au milieu de la nuit et arrêtée. Elle n’est qu’une enfant, mais les militaires refusent de la libérer. Elle pourrait passer des années en prison. J’ai consacré ma vie à la résistance civile en Palestine. Voilà pourquoi l’armée israélienne retient ma fille chérie — ils veulent me démoraliser. Je souhaite seulement revoir mon enfant. Rejoignez mon appel pour la libérer.
Il y quelques semaines, des soldats ont fait irruption chez moi au milieu de la nuit et ont arrêté ma fille de 16 ans. Aujourd’hui, mon enfant est dans une cellule froide.

J’ai consacré ma vie à la résistance civile. C’est la raison pour laquelle l’armée retient ma fille chérie — ils veulent me démoraliser. Mais je suis membre d’Avaaz depuis 8 ans, et je sais de quoi ce mouvement est capable si nous nous rassemblons tous contre l’injustice.

Ma fille comparaît le 6 février — mais les tribunaux militaires israéliens condamnent 99% des Palestiniens, même s’ils sont des enfants. S’il vous plaît, rejoignez mon appel urgent — nous le remettrons directement aux dirigeants du monde entier:

Lorsque je l’ai vue au tribunal, elle était pâle et tremblante, menottée et manifestement souffrante. Je voulais pleurer mais je ne pouvais pas, je devais rester fort pour qu’elle tienne le coup.

Le juge a refusé de la libérer sous caution, et aujourd’hui mon enfant pourrait passer des mois — voire des années — derrière les barreaux, avant même d’obtenir un procès. Rien ne justifie qu’elle reste ainsi détenue! Ils l’ont emmenée pour avoir giflé un officier lourdement armé, après que des soldats aient tiré dans le visage de son petit cousin, lui brisant le crâne. Mais au lieu d’enquêter sur ce tir contre un mineur, ils s’en prennent à ma fille et l’accusent de 12 nouveaux crimes.

Plus de 12 000 enfants palestiniens ont été arrêtés depuis 2000! Quelle que soit votre opinion sur ce conflit, nous pouvons nous mettre tous d’accord sur le fait qu’aucun enfant ne devrait être jeté dans des prisons militaires sans procès équitable, et risquer des abus.

Je suis en contact avec des diplomates. Mais ma voix seule n’a pas assez de poids. C’est pourquoi j’en appelle à vous aujourd’hui. Nous savons que les juges militaires ne souhaitent pas que l’opinion publique internationale s’intéresse à eux, et les responsables politiques israéliens veulent éviter que le problème des enfants prisonniers devienne un scandale international.

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