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Les Chatwas peuvent dormir tranquille

Le refus au directeur de l’Audit d’avoir accès à des documents pouvant lui permettre de comprendre le mécanisme de l’octroi de contrats juteux pendant le premier confinement est caractériel de l’installation d’un nouveau style de protection des proches, mieux compris par le terme anglais cronyism: il s’agit de la chatwocratie. Il s’agit d’une version mauricienne de la chumocracy, révélée au grand jour par la Haute Cour britannique récemment.

En effet, des enquêtes depuis le début de la pandémie ont révélé, en Angleterre, si besoin était, l’influence de l’argent sur la politique. La Haute Cour a décrété que le gouvernement britannique avait violé la fonction vitale du service public de la transparence concernant des quantités énormes de l’argent des contribuables. Ces enquêtes ont révélé une nouvelle forme de « cronyism » où la chumocracy permettant aux amis, proches et contacts des ministres de bénéficier de contrats juteux pour les équipements médicaux pendant la pandémie, d’autant plus que ces produits furent vendus au gouvernement à des prix astronomiques.

Ceci devait nous rappeler les respirateurs vendus à notre ministère de la Santé  à des sommes faramineux et dont on sait maintenant qu’ils sont défectueux, ou encore les révélations de l’enquête judiciaire autour de la mort d’un agent politique.  Peut-on attendre de la justice mauricienne qu’elle condamne ceux qui ont fauté ?

Avant les scandales des médicaments et des équipements médicaux, il y a eu celui des turbines pour la centrale St Louis. Combien d’autres passe-droits similaires auront-ils été camouflés sous des clauses de confidentialité, quel que soient le gouvernement du jour?

Il n’est nullement surprenant, dans une société où le plaisir matériel est le but ultime,  que les politiciens fassent des lois en faveur du big business. Il s’agit de symptômes inhérents au capitalisme, source de misère du petit people.

Sous le système politique islamique, les dirigeants sont contraints par la Shariah et ne peuvent légiférer au profit de quelques uns. L’Islam n’interdit pas l’accès aux richesses si ceci est fait dans le respect des valeurs morales.

 

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