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Couvre-feu sanitaire: Des Musulmans accusés de mercantilisme

Le gouvernement, tout comme les organisations de consommateurs ainsi que de nombreux acheteurs, continuent à dénoncer les nombreux cas de mercantilisme pratiqués par ceux qui veulent profiter de la crise actuelle pour se faire de l’argent. Le Musulman ne s’attend pas à mieux, vu que le propre du capitalisme est l’exploitation des faibles par les plus forts. Mais ce qui devait nous offusquer le plus c’est quand des Musulmans s’adonnent au mercantilisme, exigeant des prix excessivement chers de leurs clients.

Les exemples ne manquent pas : celui qui vend du poulet frais entier à Rs 250 le kilo, le plateau de 30 œufs à Rs 250, la boite de tomates en conserve  à Rs35, contre Rs 25,50 le prix au normal, le lait en poudre à Rs 209 le kilo,contre Rs 184 normalement,  ou encore les légumes à des prix  exorbitants…

De tels comportements aussi blâmables qu’ils soient, que le vendeur soit Musulman ou pas, sont encore plus condamnables pour le premier. D’ailleurs, Allah (swt) nous avertit en ce sens : «  La rivalité pour accaparer des richesses vous distrait jusqu’à ce que vous visitiez les tombes (jusqu’à la mort). » Mais cette voracité pour accaparer la richesse découle de la mauvaise compréhension du concept de rizq (la subsistance).

Ceux qui s’adonnent  à l’exploitation des plus faibles croient contrôler leur subsistance.  Selon la croyance populaire, ceux qui sont les mieux qualifiés et formés sont ceux qui sont plus à même d’acquérir de la richesse. Ceux qui se démènent le plus au travail peuvent amasser plus d’argent. Et le paresseux et celui qui ne peut pas travailler pour diverses raisons ont tendance à rejoindre les plus pauvres de la société. C’est ainsi que beaucoup sont amenés à conclure qu’ils ont un contrôle sur leur rizq.

Pour bien saisir la position de l’Islam, il faut comprendre que le rizq ne se limite pas qu’aux revenus. Le revenu est ce qu’on gagne sous forme de salaire ou de revenus découlant de la vente de marchandises, ou autres sources. Ce n’est qu’un moyen d’avoir accès à la richesse, tout comme le sont les présents, l’héritage etc. Une personne peut  récolter des millions de roupies, mais ceux-ci ne resteront que de l’encre sur du papier aussi longtemps qu’il n’en retire des bénéfices.  C’est une chose que d’avoir accès à des biens et les posséder, et une autre chose que d’en bénéficier. Ainsi, le rizq n’est qu’une partie des biens que nous utilisons véritablement. Aucun bien ne peut être considéré comme rizq aussi longtemps qu’il n’est pas utilisé ou consommé. Et, il appartient à Allah de déterminer telle utilisation ou consommation.

Ceux qui auront choisi la voie facile du mercantilisme et de l’exploitation tireront leur propre conclusion.

 

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